Le tout premier vol de rapatriement volontaire avec à bord 121 Congolais, dont des femmes et des enfants, en provenance d’Afrique du Sud, a atterri à Kinshasa le samedi 18 juin, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora publié le même samedi.
Cette opération survient après des violences à caractère xénophobe des 5 et 6 mai dernier. La délégation a été accueillie par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, entourée des autorités et services compétents.
Parmi les questions qui taraudent l’esprit de nombre d’observateurs figure en bonne place celle ayant trait à leur accompagnement et leur réinsertion, dans un environnement nouveau pour les Congolais provenant du pays cher à Nelson Mandela. Heureusement que selon le même communiqué, à l’arrivée de la délégation à l’aéroport international de N’Djili, un dispositif de prise en charge et d’accompagnement a été mis en place pour faciliter la réinsertion des rapatriés.
Même si le document des Affaires étrangères ne livre pas beaucoup de détails de ce dispositif de suivi des compatriotes provenant de la nation arc-en-ciel, les mêmes analystes estiment, pour leur part, que la prise en charge et l’accompagnement devraient aller au-delà du seul périmètre de l’aéroport international de N’Djili, lieu de leur accueil. Ce, après avoir été stressés et traumatisés par des comportements empreints de xénophobie de la part des Sud-Africains. Il est important d’examiner chaque cas, pour savoir lequel demande un suivi psychologique plus approfondi.
Au-delà de l’accompagnement, l’autre sujet est la réinsertion sociale de ces personnes qui viennent d’un autre pays, où certains avaient diverses activités. Pour avoir quitté dans la précipitation le pays qui avait été pour eux une seconde patrie, ils ont grandement besoin d’être assisté pour une meilleure transition dans leur pays d’origine. Même si pour les Congolais nés sur place en Afrique du Sud, la tâche peut paraître plus ardue.
Renforcement du dispositif consulaire
Aux dires du ministère des Affaires étrangères, les violences en Afrique du Sud ont touché plusieurs communautés étrangères, notamment la communauté congolaise.
«Dès les premiers incidents, l’ambassade de la République démocratique du Congo à Pretoria a renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d’urgence, des relais communautaires ainsi que des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d’assurer la protection et l’assistance des ressortissants congolais», a indiqué le communiqué.
Le ministère a tenu à rappeler que, le 8 mai dernier, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba avait présenté devant l’Assemblée nationale les mesures prises par le Gouvernement pour assister les Congolais touchés par ces violences. Ce, avant de soumettre la question au Conseil des ministres.
À l’issue de cette communication, la Première ministre Judith Suminwa a pris la décision de mettre sur pied une cellule de crise gouvernementale, avant de dépêcher une mission en Afrique du Sud, en vue de l’identification des ressortissants concernés. Pour qu’in fine soit organisé leur rapatriement volontaire dans des conditions de sécurité, de dignité et de solidarité nationale.
Le ministère a précisé que 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. « Après vérification par les services compétents de l’État, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa », a conclu le communiqué.
Exclusif
mpagnement et la réinsertion des 121 Congolais après leur rapatriement volontaire
Le tout premier vol de rapatriement volontaire avec à bord 121 Congolais, dont des femmes et des enfants, en provenance d’Afrique du Sud, a atterri à Kinshasa le samedi 18 juin, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora publié le même samedi.
Cette opération survient après des violences à caractère xénophobe des 5 et 6 mai dernier. La délégation a été accueillie par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, entourée des autorités et services compétents.
Parmi les questions qui taraudent l’esprit de nombre d’observateurs figure en bonne place celle ayant trait à leur accompagnement et leur réinsertion, dans un environnement nouveau pour les Congolais provenant du pays cher à Nelson Mandela. Heureusement que selon le même communiqué, à l’arrivée de la délégation à l’aéroport international de N’Djili, un dispositif de prise en charge et d’accompagnement a été mis en place pour faciliter la réinsertion des rapatriés.
Même si le document des Affaires étrangères ne livre pas beaucoup de détails de ce dispositif de suivi des compatriotes provenant de la nation arc-en-ciel, les mêmes analystes estiment, pour leur part, que la prise en charge et l’accompagnement devraient aller au-delà du seul périmètre de l’aéroport international de N’Djili, lieu de leur accueil. Ce, après avoir été stressés et traumatisés par des comportements empreints de xénophobie de la part des Sud-Africains. Il est important d’examiner chaque cas, pour savoir lequel demande un suivi psychologique plus approfondi.
Au-delà de l’accompagnement, l’autre sujet est la réinsertion sociale de ces personnes qui viennent d’un autre pays, où certains avaient diverses activités. Pour avoir quitté dans la précipitation le pays qui avait été pour eux une seconde patrie, ils ont grandement besoin d’être assisté pour une meilleure transition dans leur pays d’origine. Même si pour les Congolais nés sur place en Afrique du Sud, la tâche peut paraître plus ardue.
Renforcement du dispositif consulaire
Aux dires du ministère des Affaires étrangères, les violences en Afrique du Sud ont touché plusieurs communautés étrangères, notamment la communauté congolaise.
«Dès les premiers incidents, l’ambassade de la République démocratique du Congo à Pretoria a renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d’urgence, des relais communautaires ainsi que des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d’assurer la protection et l’assistance des ressortissants congolais», a indiqué le communiqué.
Le ministère a tenu à rappeler que, le 8 mai dernier, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba avait présenté devant l’Assemblée nationale les mesures prises par le Gouvernement pour assister les Congolais touchés par ces violences. Ce, avant de soumettre la question au Conseil des ministres.
À l’issue de cette communication, la Première ministre Judith Suminwa a pris la décision de mettre sur pied une cellule de crise gouvernementale, avant de dépêcher une mission en Afrique du Sud, en vue de l’identification des ressortissants concernés. Pour qu’in fine soit organisé leur rapatriement volontaire dans des conditions de sécurité, de dignité et de solidarité nationale.
Le ministère a précisé que 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. « Après vérification par les services compétents de l’État, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa », a conclu le communiqué.
Exclusif



