Malgré le changement intervenu à la tête de l’Assemblée nationale, le climat social reste sous tension au sein de l’administration parlementaire.
Les espoirs d’accalmie n’ont visiblement pas résisté à l’épreuve des faits : les agents dénoncent la persistance de difficultés structurelles, sur fond d’arriérés de salaires et d’absence de dialogue.
Ce vendredi 10 avril 2026, cadres et agents sont appelés à se réunir en Assemblée générale extraordinaire, un rendez-vous décisif convoqué par le Comité syndical. À l’ordre du jour : le vote sur la levée de la suspension de la grève. Une décision lourde de conséquences, dans un contexte marqué par une exaspération croissante.
Au cœur des revendications, un retard de paiement de deux mois de salaires, auquel s’ajoute un silence jugé préoccupant de la hiérarchie. Plus de quatre mois après la remise officielle d’un cahier des charges au Président de l’Assemblée nationale, aucune réponse concrète n’a été apportée. Une inertie qui alimente frustration et colère au sein du personnel administratif.
Pour de nombreux agents, la situation actuelle rappelle les tensions vécues sous l’ancienne direction, laissant planer le sentiment d’une continuité dans les dysfonctionnements plutôt qu’une rupture attendue. Le changement de leadership n’a, pour l’heure, pas produit les effets escomptés sur le plan social.
Face à cette impasse, le Comité syndical hausse le ton et considère désormais la reprise de la grève comme une option inévitable. Un signal fort, qui pourrait perturber le fonctionnement de l’institution si aucune réponse rapide n’est apportée.
Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, l’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes. Les agents attendent des mesures concrètes pour mettre fin à une crise qui s’enlise, au risque d’éroder davantage la crédibilité de l’institution parlementaire.
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