Kabila et Katumbi préparent un cocktail insurrectionnel dans la capitale
Une nouvelle tempête politique menace de secouer la République démocratique du Congo. Selon plusieurs sources concordantes, Joseph Kabila et Moïse Katumbi auraient enclenché les préparatifs d’une vaste mobilisation populaire contre le pouvoir du président Félix Tshisekedi, sous couvert de manifestations dites « pacifiques » contre toute révision de la Constitution.
D’après ces informations, plusieurs mouvements citoyens, organisations de la société civile et confessions religieuses, dont l’Église catholique, seraient approchés pour intégrer cette dynamique de contestation. Un calendrier des manifestations serait déjà en cours de finalisation et pourrait être rendu public dans les prochains jours.
Mais dans les coulisses du pouvoir à Kinshasa, le ton est beaucoup plus grave. Des proches du régime dénoncent une opération de déstabilisation politique soigneusement orchestrée, accusant les deux opposants de vouloir transformer la rue en champ de bataille politique pour fragiliser les institutions et imposer un bras de fer direct avec le pouvoir en place.
UN “ COCKTAIL INSURRECTIONNEL” FINANCÉ À COUPS DE BILLETS VERTS
Dans plusieurs cercles politiques et sécuritaires, certains observateurs parlent désormais ouvertement d’un « cocktail insurrectionnel » alimenté par d’importants moyens financiers. Selon eux, derrière le slogan du respect de la Constitution se cacherait une stratégie beaucoup plus agressive : provoquer une pression populaire massive susceptible de faire vaciller le régime.
« Quand on mobilise la rue avec des montagnes de billets verts, ce n’est plus une simple marche citoyenne « , glisse fait observer un analyste de la presse congolaise.
Pour les partisans du pouvoir, ces manifestations annoncées ne relèveraient plus d’une opposition démocratique classique, mais d’une tentative de confrontation politique visant à installer un climat de chaos dans la capitale congolaise.
Les mêmes sources soutiennent que cette nouvelle offensive interviendrait après l’échec présumé d’une stratégie politico-militaire attribuée à l’AFC/M23, mouvement que différents rapports des Nations-Unies accusent régulièrement de bénéficier de l’appui du Rwanda. Dans cette lecture des événements, la rue deviendrait désormais le nouveau front d’une bataille politique acharnée contre le pouvoir de Félix Tshisekedi.
KABILA-KATUMBI: UN RAPPROCHEMENT DES RIVAUX IRRÉCONCILIABLES DE MAUVAIS GOÛT
Longtemps présentés comme des rivaux irréconciliables, Joseph Kabila et Moïse Katumbi semblent aujourd’hui avancer sur une même ligne politique. Un rapprochement spectaculaire de mauvais goût qui alimente les spéculations dans un pays déjà sous tension sécuritaire et politique.
Des analystes proches du pouvoir estiment que cette convergence traduit une volonté commune de reprendre l’initiative politique face à un régime qui conserve encore les leviers institutionnels et diplomatiques. Certains vont plus loin et évoquent une alliance de circonstance destinée à affaiblir Tshisekedi avant les prochaines grandes échéances politiques.
Les critiques rappellent également que Moïse Katumbi avait pourtant adopté, après les élections de 2023, une posture d’opposition dite républicaine, laissant ses députés siéger à l’Assemblée nationale et participer au processus de désignation du porte-parole de l’opposition. Mais son éloignement progressif du pays et les accusations de connexions avec des réseaux rebelles ont profondément brouillé son image politique.
Du côté de Joseph Kabila, ses détracteurs jugent que toute implication présumée dans des dynamiques insurrectionnelles constituerait une rupture totale avec l’esprit des Accords de Sun City, qui avaient consacré le rejet de la prise du pouvoir par les armes après des années de guerre et de fractures nationales.
UNE PLATEFORME DE “DÉFENSE DE LA CONSTITUTION” POUR STRUCTURER LA MOBILISATION
Selon plusieurs indiscrétions, une plateforme baptisée « Défense de la Constitution » devrait être lancée incessamment afin d’encadrer politiquement cette vaste mobilisation. L’objectif serait de fédérer partis politiques, mouvements citoyens et acteurs religieux autour d’un front commun hostile à toute réforme constitutionnelle.
Mais dans les rangs du pouvoir, cette initiative est perçue avec une extrême méfiance. Certains y voient déjà la matrice d’un vaste mouvement de contestation nationale capable d’embraser les grandes villes du pays.
À ce stade, aucune des personnalités citées n’a officiellement réagi à ces accusations. Ce silence alimente davantage les spéculations dans une capitale où le climat politique devient de plus en plus électrique.
Entre accusations de dérive insurrectionnelle, soupçons de financements occultes et bataille autour de la Constitution, République démocratique du Congo entre dans une nouvelle phase de tension politique à haut risque. À Kinshasa, beaucoup redoutent désormais que la guerre des discours ne débouche sur une dangereuse confrontation de rue.
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