Une nouvelle coalition de l’opposition congolaise s’apprête à lancer, de manière officielle, ce mardi 19 mai à Kinshasa, une plateforme de défense de la Loi mère face à la tentative d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Une question majeure hante les esprits de plusieurs observateurs congolais. Ils se demandent comment et pourquoi la photo du plus grand sponsor dans cette initiative n’y figure pas. Ils trouvent curieux que l’ancien président Joseph Kabila Kabange n’apparaisse dans aucune des affiches diffusées pour l’évènement.
Ils veulent savoir pourquoi les opposants cachent la photo de Kabila. Alors que tout le monde sait et ce n’est plus un secret pour personne que c’est le «Raïs» qui est le principal acteur de cette initiative, ayant vocation à faire bloc contre toute tentative de modification de la Constitution susceptible d’ouvrir la voie à un maintien au pouvoir de Fatshi au-delà de 2028.
Si les raisons qui font éclipser Joseph Kabila des images ne sont pas données officiellement par les leaders de l’Opposition, plusieurs analystes estiment que le président honoraire est, d’ores et déjà, désavoué par la population. Bien que frappé par un désaveu d’une bonne partie du peuple congolais, Joseph Kabila refuse de s’assumer.
Après avoir dirigé pendant près de vingt ans la RDC, Joseph Kabila n’est plus en odeur de sainteté dans l’opinion congolaise. Il est celui qui collabore avec le Rwanda pour attaquer la RDC. Joseph Kabila, les Congolais n’en veulent plus vraiment à proprement parler pour ces raisons notamment.
Un autre raison est que lors du règne de Joseph Kabila, plusieurs citoyens ont, malheureusement, perdu la vie lors des marches et autres manifestations soutenues par l’opposition. Ces leaders concernés par ces événements ne trouvent pas un intérêt quelconque à s’afficher avec lui.
Selon les initiateurs de cette plateforme, cette nouvelle dynamique se veut un cadre permanent de mobilisation citoyenne, de sensibilisation politique et de veille démocratique à travers le pays. Elle entend défendre « l’intangibilité de la Constitution » et le respect des dispositions limitant le nombre de mandats présidentiels.
Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.
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