Tensions xénophobes et manifestations anti-immigration
Le Congo Brazzaville décide de rapatrier ceux de ses ressortissants résidant en Afrique du Sud désireux de rentrer au pays de manière volontaire. Cette opération fait suite aux violences xénophobes et manifestement anti-immigration observées actuellement au pays de Nelson Mandela. L’annonce a été faite le samedi 4 juillet par l’ambassade de ce pays en République Sud-Africaine à travers un communiqué portant la signature de l’ambassadeur Jean Pierre Ossey.
A cette occasion, la représentation diplomatique du Congo Brazzaville en terre sud-africaine a annoncé les horaires de vols en partance de deux villes sud-africaines : Johannesburg et Le Cap.
Depuis l’aéroport international de Lanseria, à Johannesburg, un vol Brazzaville – Johannesburg – Brazzaville a été prévu pour hier dimanche 5 juillet 2026. La convocation des passagers à 7h50. L’avion était attendu à 9h50. Le départ pour Brazzaville fixé à 10h50.
Depuis l’aéroport international du Cap, un vol Brazzaville – Cape Town – Brazzaville est programmé ce lundi 6 juillet 2026.
Convocation des passagers à 8h30. Arrivée prévue à 10h30, départ à 11h30.
L’ambassade a invité la communauté congolaise de Johannesburg et du Cap au «strict respect de ces horaires».
25.000 migrants rapatriés
A travers cette opération de rapatriement de ses compatriotes, le Congo Brazzaville rejoint d’autres pays africains qui ont procédé, avant lui, à l’évacuation volontaire de leurs citoyens d’Afrique du Sud. Des sources renseignent qu’à l’heure actuelle, un peu plus de 25.000 migrants africains ont déjà quitté le territoire sud-africain, suite à ces opérations d’évacuation volontaire. Parmi les pays qui ont entamé les opérations, on cite entre autres le Ghana, le Kenya, le Malawi (qui a rapatrié près de 10.000 ressortissants), le Mozambique, le Nigeria, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe…
Des groupes sud-africains accusent les migrants d’accroître la criminalité et de voler des emplois qui sont destinés aux nationaux. Ce qui fait que les ressortissants étrangers font face à la discrimination, la stigmatisation et la violence sur place en Afrique du Sud.
Des sources confirment que la montée de tension xénophobe en Afrique du Sud se caractérise par des ultimatums et chasses à l’homme, où certains groupes anti-immigration ont multiplié des manifestations et fixé des ultimatums aux immigrés pour quitter le pays, y compris ceux en situation régulière.


Aggravée par le chômage de masse, cette situation force des milliers d’étrangers à fuir ou à se réfugier dans des centres d’hébergement temporaires ou des ministères, par peur pour leur sécurité et leur vie. Surtout avec le décès de plusieurs étrangers.
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