Députés et sénateurs gratifiés de nouveaux véhicules
L’Etat congolais vient de mobiliser une bagatelle somme de 43 millions de dollars américains en vue de l’achat des véhicules pour sénateurs et députés nationaux, renseigne une source digne de foi.
Sont concernés par cette offre les sénateurs et députés tant du pouvoir que ceux de l’opposition. Les 500 députés et les 109 sénateurs vont devoir ajouter à leur collection, déjà garnies pour plusieurs, de nouveaux véhicules.
La même source indique qu’il est prévu un montant de 100.000 dollars pour les sages du Sénat contre 75.000 pour les députés nationaux. Et que les fonds ont été perçus sous caution du gouvernement via la banque BGFI Bank pour les sénateurs et FBN pour les députés nationaux.
Vu sous un certain angle, l’acquisition de véhicules pimpant neufs, en ce moment précis, constitue un coup dur à la réduction du train de vie des institutions réclamée à cor et à cri par tous. Au moment où plusieurs institutions étatiques s’illustrent dans des dépassements budgétaires, l’Etat aurait fait œuvre utile en affectant ces fonds dans d’autres secteurs où l’urgence est criante.
Étant donné que les sénateurs et députés nationaux de l’opposition ont aussi accepté cette offre, des observateurs s’interrogent sur les véritables intentions des opposants. Ces analystes estiment que l’opposition devrait s’exercer pour défendre véritablement la population. Ils ne devraient pas seulement inciter les enfants d’autrui à exposer leur vie dans la rue, comme dernièrement lors du sit-in devant le Palais du peuple. Ils devraient aussi avoir à cœur les populations lorsqu’ils font face à des avantages. Et surtout saisir ces genres d’occasions pour monter que l’opposition est avec le peuple. Par exemple, en refusant une telle offre, au nom de la réduction du train de vie des institutions.
Aussi, face à une population paupérisée, dont le pouvoir d’achat va decrescendo et faisant face à plusieurs défis, cette enveloppe aurait pu être utilisée utilement pour soutenir des personnes qui ont de la peine à nouer les bouts du mois, qui manque d’infrastructures de base, de l’eau, de l’électricité…

