Une initiative de Fatshi, tranche Guillaume Ngefa
Le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a promulgué la loi portant création du Tribunal pénal économique et financier ainsi que de son parquet rattaché. Cette réforme judiciaire majeure marque une étape importante dans le renforcement de l’arsenal institutionnel de la République démocratique du Congo dans la lutte contre la corruption et les crimes économiques.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a salué cette promulgation qu’il considère comme un jalon essentiel dans le processus de consolidation de l’État de droit engagé par les autorités congolaises.
Selon lui, ce texte est l’aboutissement d’un processus institutionnel longtemps retardé. « Dès ma prise de fonction, le Président de la République m’avait instruit de mener à terme un processus plusieurs fois ajourné, tant au Parlement qu’au Conseil des ministres », a-t-il indiqué, soulignant la volonté politique de relancer un projet resté en suspens pendant plusieurs années.
Le ministre de la Justice a précisé que le texte initial a été entièrement revu et repensé afin de garantir sa conformité aux engagements internationaux du pays, tout en intégrant les meilleures pratiques en matière de lutte contre la corruption, de transparence financière et de gouvernance publique.
Cette réforme a été élaborée dans le cadre d’une collaboration étroite entre plusieurs institutions de l’État, notamment la Présidence de la République, la Primature, le Secrétariat général du Gouvernement et le ministère de la Justice.
Le processus a également bénéficié de l’appui technique et de l’expertise de partenaires internationaux tels que Banque mondiale, Fonds monétaire international et Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
La création de ce tribunal spécialisé vise à doter le pays d’un mécanisme judiciaire plus efficace pour traiter les infractions liées à la corruption, aux détournements de deniers publics, au blanchiment d’argent et aux autres crimes économiques. En centralisant les procédures et en confiant ces dossiers à une juridiction dédiée, les autorités entendent améliorer la rapidité et la rigueur du traitement judiciaire de ces affaires sensibles.
Pour les observateurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de réformes visant à assainir la gestion des finances publiques et à restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux dans les institutions de la RDC. Elle pourrait également renforcer l’attractivité économique du pays en offrant davantage de garanties en matière de transparence et de sécurité juridique.
Le ministre d’État a par ailleurs annoncé que cette avancée institutionnelle sera prochainement consolidée par l’adoption de deux projets de loi complémentaires, portant respectivement sur la lutte contre la corruption et sur la prévention des conflits d’intérêts dans la gestion publique.
Enfin, Guillaume Ngefa a tenu à saluer le leadership et l’accompagnement constant de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, tout au long de ce processus législatif. Selon lui, son implication a contribué de manière déterminante à l’aboutissement de ce texte fondamental pour la consolidation de l’État de droit et le renforcement de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Avec la mise en place du Tribunal pénal économique et financier, les autorités congolaises affichent ainsi leur volonté de renforcer la responsabilité dans la gestion des ressources publiques et de lutter plus efficacement contre l’impunité des crimes économiques, souvent qualifiés de « criminalité en col blanc ».

