Ferran Torres fait tomber l’Argentine de Lionel Messi
Au bout de la nuit, la Roja est redevenue reine du monde. Dans une finale étouffante, longtemps verrouillée avant de basculer en prolongation, l’Espagne a terrassé l’Argentine (1-0, a.p.) grâce à un éclair de Ferran Torres à la 106e minute. Réduite à dix après l’expulsion d’Enzo Fernández, l’Albiceleste a fini par plier sous la pression incessante des hommes de Luis de la Fuente.
Il aura fallu patienter plus de cent minutes pour voir cette finale livrer son verdict. Jusqu’alors, l’Espagne avait monopolisé le ballon, dicté le tempo et multiplié les vagues offensives sans parvenir à faire sauter le verrou argentin. La délivrance est finalement venue d’une action limpide : Pedro Porro déborde côté droit et adresse un centre précis, Nico Williams s’élève et remet de la tête dans la course de Ferran Torres. Le numéro espagnol ne tremble pas. Son puissant pied gauche fait exploser le stade et propulse la Roja sur le toit du monde.
Ce but récompense une sélection espagnole qui n’aura jamais renoncé à son identité. Maîtrise technique, pressing coordonné, circulation rapide du ballon : les champions du monde ont imposé leur loi face à une Argentine valeureuse mais handicapée par l’exclusion d’Enzo Fernández, un tournant qui a fini par peser lourd dans le dénouement de cette finale.
L’Espagne boucle ainsi un Mondial presque parfait. Une seule réalisation encaissée en sept rencontres : aucune équipe n’a mieux défendu. Cette solidité défensive, alliée à une maîtrise collective impressionnante, aura constitué la marque de fabrique de la formation de Luis de la Fuente.
Les récompenses individuelles sont venues confirmer cette domination. Pau Cubarsí, impérial tout au long du tournoi, a été désigné meilleur jeune défenseur de la compétition. Unai Simón, auteur d’un parcours irréprochable, repart avec le Gant d’Or du meilleur gardien.
Dans les tribunes, les héros de 2010 étaient là pour assister à la naissance d’une nouvelle génération. Xavi, Andrés Iniesta, Sergio Ramos, Carles Puyol, Iker Casillas, Gerard Piqué, David Villa et Joan Capdevila ont vu leurs héritiers écrire un nouveau chapitre de l’histoire du football espagnol.
Quinze ans après avoir conquis le monde pour la première fois, la Roja retrouve les sommets. Avec une équipe jeune, brillante et déjà redoutablement mature, l’Espagne envoie un message fort : son avenir s’écrit désormais avec une deuxième étoile cousue sur son maillot.
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