La Ceni disposée à organiser le référendum sous conditions
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se dit disposée à organiser le référendum. Mais ce ne sera pas sans condition. Les congolais ne pourront avoir la possibilité de se prononcer sur les réformes à apporter à la Constitution que si les décideurs décident et si l’Etat congolais met les moyens nécessaires à la disposition de la Centrale électorale. C’est ce qu’a affirmé Denis Kadima, président de la Ceni.
«Cela fait partie de notre mandat. Nous avons la responsabilité de l’organiser dans la transparence et la crédibilité. Un référendum ne ressemble pas à une élection générale et que son coût est sensiblement moins élevé», a-t-il indiqué.
Cette annonce est faite au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi sur le référendum. En effet, les députés nationaux ont procédé à l’examen et au vote de ce texte stratégique qui encadre le recours au référendum en RDC.
Nord-Kivu et Sud-Kivu, non partants
Si la Centrale électorale en RDC est bien prête à la tenue du référendum, plusieurs Congolais s’interrogent sur la participation ou non des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu en proie à l’insécurité, lors de cet exercice. Certains estiment qu’écarter ces provinces en proie à l’insécurité signifierait entériner la partition du pays. Pour les mêmes observateurs, exclure ces provinces aura valeur de caution pour la balkanisation du pays.
La controverse a éclaté lors des débats à l’Assemblée nationale concernant la proposition de loi organique sur l’organisation du référendum. Alors que le Pouvoir soutient qu’il s’agit de combler un vide juridique constitutionnel en vue de doter le pays de règles électorales claires, l’opposition, quant à elle, y voit une manœuvre pour modifier la Constitution (Principalement le nombre et la durée des mandats présidentiels). Raison pour laquelle dénonçant une tentative du pouvoir de passer en force les opposants appellent à diverses manifestations, dont le sit-in de ce vendredi, au Palais du peuple.
Pendant que les Etats-Unis attendent voir les troupes rwandaises quitter le sol congolais, d’ici à la mi-juillet, des doutes persistent encore quant à l’effectivité de ce retrait. Secrétaire d’Etat américain, Marc Rubio avait donné la position de l’administration Trump sur le sujet lors d’une audition devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Pour espérer une participation effective au référendum, le cas échéant, de ces deux provinces meurtries, il est urgent que les Etats-Unis, parrain de l’Accord RDC-Rwanda puisse frapper fort.
Si l’on s’en tient aux dernières nouvelles en provenance de l’Est du pays, qui ont fait état d’intenses combats dans les hauts-plateaux du Sud-Kivu, l’espoir n’est pas au bout du tunnel. Tout porte à croire que si Washington, qui dispose de tous les moyens possibles pour contraindre son allié le Rwanda, ne s’implique pas, les éléments de l’armée rwandaise ne bougeront pas d’un iota. Ce n’est qu’à ce prix-là que les Rwandais pourront replier. A moins d’une diversion de la part du Rwanda. Un art dont ils sont maîtres.
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