NOGEC salue une prise de conscience collective et l’éveil d’une nouvelle génération

Le retour au pays des Léopards, après la qualification de la RDC à la Coupe du monde 2026, a été particulièrement festif.

Kinshasa, la capitale, était en ébullition le dimanche 5 avril. Des scènes de liesse ont été observées depuis l’aéroport de N’djili jusqu’à l’esplanade du Palais du Peuple, point de chute où un podium avait été érigé.

Mais au-delà de la célébration sportive, la jeunesse congolaise a transformé cette journée en tribune d’expression citoyenne. À travers des pancartes improvisées, elle a adressé plusieurs messages aux décideurs, mettant en avant des revendications liées notamment aux conditions sociales.

Parmi ces doléances figurait en bonne place l’appel à la libération de l’ancien garde des Sceaux, Constant Mutamba. À Kinshasa comme dans d’autres villes du pays, des jeunes ont entonné des chants réclamant la libération de cet acteur politique qu’ils considèrent comme porteur d’espoir, saluant son engagement au service de l’État et sa contribution à l’édification d’un véritable État de droit en RDC conformément à la vision du président de la République.

Le moment marquant de cette mobilisation a été au Palais du Peuple. Alors que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, prenait la parole pour féliciter les joueurs, il a été brièvement interrompu par des clameurs de la foule. Interrogés sur leurs revendications, les jeunes ont répondu en chœur : « La libération de Constant Mutamba ». En réaction, le Chef de l’État a déclaré avoir entendu leur message.

Cette séquence a fortement marqué les esprits et suscité de nombreux commentaires, y compris dans les médias internationaux. Des analystes s’interrogent notamment sur la popularité persistante de Constant Mutamba, plusieurs mois après son arrestation.

Pour de nombreux observateurs, cet engouement n’est pas surprenant : une partie importante de la jeunesse congolaise s’identifie à lui. Sa sortie du gouvernement, jugée précipitée par ses partisans, a été mal perçue, d’autant plus qu’il était associé à une gouvernance jugée proche du peuple.

Les manifestants appellent ainsi le Président de la République à donner suite à leur requête, en mettant un terme à ce qu’ils qualifient de procédure judiciaire contestée, ayant privé le pays de l’un de ses cadres prometteurs.

Dans une déclaration signée ce jeudi 9 avril par son président a.i., Kapenda Kabundi Van, le parti politique Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) a salué cette mobilisation qu’il qualifie de spontanée et historique en faveur de la libération de son leader.

Le parti rend hommage à une jeunesse « debout et engagée » et estime que cette démonstration traduit l’émergence d’une force sociale et politique désormais incontournable dans le pays.

« NOGEC souligne que cette mobilisation, observée à Kinshasa comme dans plusieurs villes du pays, traduit le rejet d’un acharnement politico-judiciaire dont est victime son leader. Elle illustre également l’éveil d’une nouvelle génération déterminée à défendre ses convictions face à toute forme d’injustice », peut-on lire dans la déclaration.

Par ailleurs, NOGEC dénonce avec fermeté les propos tenus par le gouvernement rwandais lors de la commémoration du 32ᵉ anniversaire du génocide rwandais, accusant ce dernier d’avoir attribué à Constant Mutamba des déclarations qu’il n’a jamais faites.

Pour cette formation politique, cette sortie du gouvernement rwandais intervient dans un contexte particulier, marqué par une pression populaire croissante en faveur de la libération de leur leader.

« Une telle coïncidence n’est pas anodine. Elle démontre que les prises de position de notre leader dérangent certains intérêts extérieurs, notamment le régime rwandais et ses relais », affirme le parti.

NOGEC conclut en réaffirmant son engagement à poursuivre, aux côtés du peuple congolais — et en particulier de sa jeunesse — la lutte pour la vérité, la justice et la souveraineté nationale.

Constant Mutamba, figure du renouveau politique congolais, s’est illustré par son combat contre la spoliation immobilière et la criminalité économique. Autant d’engagements qui, selon ses partisans, lui auraient valu de nombreux adversaires, tant sur le plan interne qu’externe.

Rédaction

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