«Vrai salaire » des députés, cas Marc Kabund : Mboso étonnamment muet!

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A l’ouverture de la session ordinaire de septembre, des Congolais s’attendaient à ce que le président du Bureau de l’Assemblée nationale, « le citoyen Mboso », fixe l’opinion sur la polémique autour des émoluments des députés nationaux.

Mais à l’arrivée, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, « le Citoyen Mboso » s’est tu sur le sujet. Et ce, dans toutes les langues. Incroyable!

Qui l’eût cru? Cette session parlementaire s’est ouverte sur fond de la polémique sur le « vrai salaire » des élus du peuple. Une occasion pour le Bureau de l’Assemblée nationale, en tout cas pour son président, de mettre définitivement fin à cette controverse. Et la seule façon d’y mettre fin aurait été de donner solennellement l’information officielle. Le public, que dis-je, les Congolais sont en droit de savoir combien gagnent leurs représentants.
Et donc ça ne devrait être en aucun cas un sujet tabou, d’autant plus qu’il s’agit des émoluments des élus du peuple. Et s’il fallait qu’on mette fin au régime des invisibles, il fallait le faire. Mais « le Citoyen Mboso » a décidé de zapper la question des émoluments sur laquelle il était très attendu par nombre de ses concitoyens. Là où Martin Fayulu et les autres lui demandent de publier rien que les chiffres, Mboso a préféré faire la sourde oreille.

Pour nombre de Congolais également, c’était aussi l’occasion pour le citoyen Mboso d’éclairer l’opinion sur les fameux invisibles… et les supprimer, s’il le faut.
Citoyen Mboso ou Ponce Pilate
Outre la question d’émoluments des députés nationaux, Mboso s’est également tu sur le cas Jean-Marc Kabund qui croupit en prison malgré la décision de la Justice de l’assigner à résidence.

Aucune ligne dans son discours d’une heure sur l’ancien 1er Vice-président de la Chambre basse. Mboso n’a rien fait, comparé à Aubin Minaku alors président de l’Assemblée nationale, avait pesé de son poids pour empêcher que le député Jean Bertrand Ewanga ne soit pas emprisonné. Au lieu de recourir à cette jurisprudence, le citoyen Mboso a préféré joué au Ponce Pilate et laisser le maître-nageur Kabund à son triste sort, à la prison de Makala.

A la suite du silence radio du citoyen Mboso dans « l’affaire émoluments des élus du peuple », il serait plus juste d’arrêter le faux procès qu’on tente de faire à Martin Fayulu. Car qui ne dit mot consent, dit-on. Et la posture du citoyen Mboso est plus qu’éloquent désormais.

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