OEBK: le DG JC Mavambu Baka envoie JB Mpiana en villégiature au Japon contre l’avis de la tutelle

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Alors qu’il était déclaré personna non grata dans l’ancien comité, – le rapport d’audit de contrôle de gestion du 13 mai 2021 diligenté par la tutelle et celui de l’IGF faisant foi-, le retour de JC Mavambu Baka, nommé Directeur général de l’Organisation pour l’Equipement de Banana-Kinshasa (OEBK), n’arrange en rien les intérêts de cette entreprise.

Tenez, dans une correspondance datée 09 novembre courant, dont une copie a atterri par un bon vent à la Rédaction d’Exclusif RDC, Théobald Binamungu, Directeur de cabinet du ministre des Transports, a demandé au DG de l’OEBK de ne pas « exciter l’Ordre de Mission n° 000227/CAB/MIN/TVCD/2022 du 21 octobre 2022 relatif à la participation à la 11me Conférence Internationale des Opérateurs des ponts suspendus prévue à Kobe, au Japon ».

Raisons évoquées par la hiérarchie du DG Mavambu Baka : « En vue de permettre aux agents de passer les festivités de fin d’année dans de bonnes conditions et de faire taire les grognes sociales grandissantes observées depuis quelques jours au sein de l’OEBK, il a jugé judicieux de dédier spécialement la trésorerie de l’Organisation au paiement des salaires, des primes, de la gratification et à l’achat des vivres. »

Ce problème de trésorerie de l’entreprise et le climat social délétère sont superbement ignorés par le DG Mavambu qui a préféré envoyer pour deux semaines, du 8 au 21 novembre courant, et aux frais de l’OEBK, des agents en villégiature au Japon dont l’artiste musicien JB Mpiana.

Ce n’est pas tout. Dans une autre correspondance, datée 05 novembre, adressée au ministre des Transports, le président de la Délégation syndicale de l’OEBK, Augustin Ngoyo Lava, dénonce la déstabilisation de la Délégation Syndicale de l’entreprise par le DG Mavambu qui n’agit pas, selon lui, dans l’intérêt de l’OEBK.

« Ayant constaté un certain dérapage qui consiste à attribuer à certains agents et cadres des postes incompatibles avec leur grade et agissant suivant lesdites instructions et vos recommandations, la délégation syndicale lui avait adressé une correspondance demandant l’annulation pure et simple des affectations provisoires qui d’ailleurs ne respectaient pas le principe de l’Administration Publique et qui créent frustration qui ne disent son nom auprès des agents », peut-on lire dans la lettre adressée au ministre.


Grosse déception de la délégation syndicale, le DG Mavambu est resté égal à lui-même, entretenant un climat social délétère au sein de l’entreprise. « Ce que nous craignons hier nous rattrape aujourd’hui. Ce statu quo qu’il entretient est susceptible de ne pas promouvoir le climat social au sein de l’OEBK depuis qu’on lui avait adressé cette correspondance. »
Le président de la délégation syndicale poursuit : « Au regard d’une série d’actions entreprises par Monsieur le Directeur Général, dans sa farouche détermination à vouloir déstabiliser la Délégation Syndicale, il me revient de constater aujourd’hui que la gestion de cette entreprise devient plus que cavalière, et crée graduellement les conditions d’un enlisement vers une escalade dont nous sommes entrain d’ignorer l’issue, » alerte-il.


Augustin Ngoyo Lava dénonce également « l’agir d’une main noire qui voudrait désarticuler l’entreprise en créant intentionnellement un environnement délétère qui ne puisse pas favoriser le redressement de l’OEBK ainsi que la redynamisation de ses activités » selon les voeux les plus ardents de la tutelle.

Alors que les agents sont payés par découvert bancaire, la délégation syndicale fait part dans sa correspondance d’un montant de 487.500 $ (Dollars Américains Quatre Cent Quatre Vingt Sept Mille Cinq Cent), logés à la RAWBANK, un contrat négocié par le seul pouvoir et la seule volonté de Monsieur le Directeur Général avec l’entreprise CONGO DIHAO.


Question: pourquoi les agents ne sont-ils pas payés par cette somme évoquée qui est logée en leurs comptes à la RAW-BANK?
C’est sur ces entrefaites que la délégation syndicale sollicite de la tutelle qu’un audit financier soit diligenté afin de faire la lumière sur la gestion financière et administrative de cette entreprise qui est entrain de subir une autre forme de cannibalisation.


Dans l’entretemps, le risque que court le Pont Marechal est réel dans la mesure où l’entreprise ne dispose d’aucune réserve financière conséquente, pour couvrir de manière régulière et permanente l’entretien de cet ouvrage. Malgré les réserves dans ses comptes.

La Rédaction

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