Le bradage des actifs miniers de la Cominière s’est fait avec la complicité d’Adèle Kayinda

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L’Inspection générale des finances (IGF) a produit un rapport, qui est déjà sur la table du Premier ministre Sama Lukonde. Ce rapport accablant renseigne sur le bradage des actifs miniers de la Congolaise d’exploitation minière SA (Cominière).

Ce rapport documenté révèle plusieurs irrégularités qui foulent aux pieds les principes de bonne gouvernance et qui balaie du revers de la main l’Etat de droit prôné à qui veut l’entendre par des dirigeants du pays.

Dans ce document, l’IGF pointe un doigt accusateur sur le Directeur général de cette entreprise, avec autorisation du ministère du Portefeuille. Les services d’Alingete Key soulignent aussi des actifs de 150 millions de dollars américains vendus à des Chinois à hauteur de 34 millions de dollars américains.
Ayant établi la responsabilité pénale des responsables de la Cominière, le rapport de l’IGF épingle aussi la cession illégale et irrégulière des parts sociales, leur sous-évaluation, le mauvais usage des revenus ainsi que de l’argent de vente non retracé par les services d’Alingete Key.

Mutisme suspect

Si l’IGF d’Alingete Key a fait sa part du travail, il reste au Gouvernement de faire la sienne. Et c’est là le nœud du problème. Depuis la transmission du rapport au chef du Gouvernement à ce jour, pour toute réaction de l’Exécutif national, c’est le mutisme total. Le silence radio. Un silence suspect.

Cette réaction difficile à comprendre du Gouvernement ne s’explique pas pour nombre d’observateurs, qui ne cessent de s’interroger sur les véritables mobiles de cette aphasie, qui caractérise le Premier ministre d’abord, puis les ministres du Portefeuille, des Mines, de la Justice…

La ministre Kayinda du Portefeuille complice ?

Essayant d’approfondir les questions suscitées par les questionnements précédents, des analystes se demandent s’il ne faut pas plutôt chercher du côté de la ministre de tutelle, Adèle Kayinda, ministre du Portefeuille. Sinon comment comprendre que le Gouvernement traîne tant les pieds avant de « frapper » suite à des révélations graves ? Qu’attend le ministre de tutelle pour sanctionner les dirigeants de l’entreprise, dont, du reste, l’intérim date de plusieurs années, un record réalisé sans que cela n’intéresse le Gouvernement ni même le Parlement sensés défendre les intérêts du pays et de la population.

HL

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