Jean-Marc Kabund déjoue le scenario de son arrestation

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Le député national Jean-Marc Kabund-a-Kabund n’a pas répondu à l’invitation qui lui avait été lancée par le bureau de l’Assemblée nationale pour le jeudi 4 août. Alors qu’il était attendu au Palais du peuple, l’ancien 1er vice-président de la Chambre basse ne s’y est pas rendu.

Levée des immunités parlementaires

Des analystes estiment qu’il n’a pas eu tort de n’avoir pas pointé son nez au siège du Parlement congolais. Car, selon eux, cela lui a permis de déjoué un scenario concoctée contre lui dans le but caché de lever ses immunités parlementaires.

Ces observateurs rappellent que le Procureur général près la Cour de cassation a demandé à Christophe Mboso de lever les immunités parlementaires de Kabund. Et le président Mboso qui n’a pas montré son opposition face à cette démarche, attendait le président intérimaire a.i de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour en découdre avec lui, en allant de le sens de le dépouiller et le laisser sans protection parlementaire. Et sans immunités parlementaires, Kabund, qui est attendu le 9 août, se serait présenté en homme simple. Et cela aurait facile pour lui d’être arrêté.

Scenario déjoué

En n’y allant pas au bureau Mboso, Jean-Marc Kabund a déjoué ce plan concocté dans un laboratoire soucieux de le liquider politiquement. Ces ennemis du «maître-nageur» se doivent désormais rentrer au labo pour trouver d’autres stratégies pour le « noyer ». Il est maintenant à craindre pour Kabund que ces pourfendeurs cherchent, à tout prix, à trouver comment le prendre à partir de chez lui.

Une correspondance à la place

Faute de se rendre au Palais du peuple, Kabund a envoyé une correspondance à son Président. Tout en s’étonnant de la démarche du Procureur général près la Cour de cassation, le leader du parti Alliance pour le changement (A.Ch) demande au président du bureau la surséance de cette démarche de la justice jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire du dossier. « Comment le Procureur général, qui m’a entendu dans la procédure d’instruction le 28 juillet et m’a reconvoqué le 9 août pouvait-il vous saisir pour demander l’autorisation des poursuites et de la levée des immunités, soit un jour après ma première comparution, alors que le dossier est en cours, si on s’en tient au mandat de comparution émis le 2 août», peut-on lire dans la lettre adressée au président Christophe Mboso.
HL

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