Échec de la mission de Vital Kamerhe à l’Est : les faucons de la Fatshisphère prêts à un coup fourré

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Les pro Félix Tshisekedi bouillonnent de colère. Renseignements pris, Vital Kamerhe n’aurait pas rempli sa part de contrat, estiment-ils.

Au départ de Kinshasa, le deal était celui de faire accepter Félix Tshisekedi dans l’opinion à l’Est du pays où le Chef de l’État n’a plus la cote. Selon des sources, c’est ce compromis là qui vaut au leader de l’UNC d’être libéré, lui qui devait purger une peine de 13 ans dans l’affaire dite des « 100 jours ».

Ce n’est pas tout. Selon des Kamerhistes, l’autre contrepartie du deal, en cas de succès de la mission, c’est la Primature qui devrait échoir à VK. Mais les partisans de Fatshi n’auraient pas marqué leur accord, faisant comprendre qu’ils n’ont pas besoin de Kamerhe comme Premier ministre, mais plutôt d’un « Fatshi compatible », à l’image de Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge qui ne lui pose aucun problème.

Du coup, faute d’avoir réussi à vendre l’image de Fatshi à ses frères de l’Est, les Tshisekedistes l’accusent d’avoir travaillé pour lui-même lors de sa tournée.

Mais des observateurs font voir que Kamerhe n’est pas le problème. Malgré toute sa bonne volonté, le problème se situerait au niveau de la population au près de laquelle le Président ne compte plus tellement La faute à des promesses souvent non tenues.

Dans cette partie du pays, les populations examinent la question à l’aune des promesses de paix faite par le Chef de l’Etat. Or chaque jour qui passent, les massacres continuent.
L’état de siège n’a rien changé à leur quotidien.

Autre chose, l’humiliation que Vital Kamerhe, leader incontesté de ce coin, a subie sous l’œil passif de Fatshi. L’autre raison du désamour avec Fatshi, le non respect du fameux Accord de Nairobi au terme duquel Félix Tshisekedi s’était engagé à soutenir la candidature de Vital Kamerhe au terme de son mandat de 5 ans. A la place, Fatshi a préféré humilié son allié en l’envoyant en prison.

Tout cela est encore frais dans des têtes dans le Grand Kivu où personne ne saurait démentir la popularité de Vital Kamerhe. Et donc Fatshi paraît comme une pilule difficile à avaler compte tenu de tout cela. Dans ce contexte, quelle posture devrait arborer VK? Aller à l’encontre de la volonté de sa base? Un leader sans base n’existe pas. Alors Vital Kamerhe, va-t-il suivre sa base ou tracer son chemin, quitte à s’allier à d’autres forces politiques le moment venu?

Dans le camp des Tshisekedistes en face, aveuglés par la colère sans doute, un coup fourré serait en préparation.
Selon des Sources, les Fatshistes seraient en passe de séparer VK de son ex-beau frère, le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji Sangara Bamanyirue. Celui-ci a déjà lancé son ASBL, et s’est fait élire président du club de football Bukavu Dawa. Selon toute vraisemblance, c’est sur lui que le camp des Tshisekedistes a jeté son dévolu et compte l’utiliser désormais à l’Est pour contrer Kamerhe qui n’a pas rempli sa part de contrat.

En débauchant Aimé Boji avec son ASBL, et Bukavu Dawa, ce serait, une façon de couper les « vivres » à VK.

Selon des sources, Aimé Boji n’a jamais supporté le leadership de Hamida Shatur au sein du parti.

Dans le coup en préparation, confie-t-on à Exclusifrdc.com, le camp Tshisekedi ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il y aurait aussi Me Mayo Mambeki qui, assez modéré, estime qu’il faut soutenir Fatshi.

Pendant ce temps, l’aile dure du camp Kamerhe a exhumé l’Accord de Nairobi qui veut que Fatshi soutienne son leader.

Tout compte fait, il est à craindre que Vital Kamerhe s’allie à Kabila et Katumbi, et former un triumvirat qui pourrait faire très mal.

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